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Teen movie
2 vidéos d'environ 15' sur supports DVD
-Teen trav : projection
-Teen fix : diffusion sur un moniteur
Exposition "Teen movie", Site Odéon 5, Paris - 2005


Descriptif :
Dans les vidéos que nous avons réalisées, il est aussi souvent question d’artifice, de mettre en place une confrontation avec le spectateur, en lui laissant apparaître au grand jour toutes les ficelles d’un univers factice, spectaculaire, où la violence se donne à voir en véhicule d’émotions, avec un aller-retour constant entre la réalité et sa représentation. L’exemple le plus revendiqué est la double vidéo Teen movie, en 2005, composée d’un premier film, Teen trav et d’un second, Teen fix.
Dans Teen trav, on peut observer une équipe de jeunes gens presque immobiles, affairés à un étrange tournage. La caméra nous déplace autour d’un plateau de tournage où un dispositif est mis en place. Chaque personnage est à son poste, cadreur, ingénieur du son et perchman, assistants, scripte, etc … et un groupe de gens en train de tenir une corde au bout de laquelle, par l'intermédiaire d’une poulie une énorme pierre est suspendue au dessus d’un coffre posé sur un grand bac à sable. La particularité de cette mise en scène tient principalement au fait que tous les personnages sont équipés chacun d’une dizaine de charges explosives simulant des impacts de balles. Ces effets spéciaux, tous apparents et clairement visibles, contrairement à une fiction cinématographique habituelle, sont régulièrement mis à feu.
Des giclures de faux sang sont expulsées de ces jeunes gens, sans qu’il y ait la moindre incidence sur leur comportement “résigné”, tous occupés à filmer en plan fixe le coffre sur le sable. On assiste, durant une série de travellings autour de cette équipe à ce qui devrait représenter un carnage, sauf qu’aucun code lié à la représentation de la violence n’est ici respecté. Plan séquence sans relation de cause à effet, sans champ/contre-champ, on peut voir des individus équipés de blessures factices qui explosent sans qu’il soit question à aucun moment de coups de feu. Au bout d’un certain temps, l’un d’eux coupe la corde et le rocher écrase le coffre tandis que le groupe qui retenait la pierre tombe à la renverse.
Nous tenions pour ce projet à injecter une forte dose de burlesque, c’est à dire, un système mécanique de réactions en chaîne, basées sur une totale absurdité. C’est ce contraste entre la logique mécanique du déroulement d’un gag et ses fondements absurdes qui nous intéressent dans le burlesque. De plus, il s’agit, dans la majorité des cas de montrer une casse généralisée …
Le second film, Teen fix, fait la même durée. Il est le résultat de ce tournage absurde. Il s’agit donc d’un plan fixe sur le coffre. Vu séparément, on peut attendre durant toute la vidéo que quelque chose sorte de ce coffre. L’irruption du rocher dans le cadre qui vient le pulvériser est donc pour le moins incongrue dans ces conditions. D’autant qu’au moment de l’impact, un liquide orange, visqueux, ne faisant référence à rien de précis jaillit du coffre. En quelque sorte, la boucle est bouclée.
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